2012

EXPOSITIONS PASSÉES

Paul Ouellette : Voyage en mers d’Amérique

26 janvier au 11 mars 2012.

Voyage en mers d’Amérique porte sur un voyage que l’artiste a effectué en 1983, il était alors âgé de 28 ans. Il s’est joint à un équipage de marins de Caraquet, pour se rendre à Vancouver. Sur place ils devaient apprêter deux bateaux de pêche et les amener à Caraquet pour un voyage de deux mois sur les océans. Longeant la côte ouest, ils passèrent par la Californie, le Mexique, le Costa Rica. Ils passèrent ensuite par le canal de Panama pour traverser la mer des Caraïbes, visiter les Antilles et remonter l’Atlantique pour arriver à destination. Tout au long du périple, ils eurent l’occasion de visiter les pays et rencontrer les habitants durant les escales. Des pays différents avec des moeurs et des habitudes particulières. Sur mer ils eurent du beau temps mais aussi des tempêtes. Paul Ouellette raconte ce périple singulier de nature initiatique en peignant des tableaux sur des panneaux de bois. Il y ajoute des reliefs, des objets du quotidien et incorpore des poèmes pour illustrer son propos.

Annick Lauriault : Fils conducteurs

30 mars au 15 mai 2012

« J’invite le spectateur à une réflexion sur ses propres perceptions devant chaque oeuvre. J’aimerais que les gens sente le fil conducteur entre leurs premières perceptions de la lumière et des couleurs étant enfant et leur appréciations des couleurs aujourd’hui. J’aimerais que les gens réalisent l’impact des premières perceptions dans la détermination de leur préférence visuelle actuelle et quotidienne. C’est ce qui détermine pour moi le fondement de la mémoire visuelle.

 

A un autre degré, j’aimerais véhiculer un autre message. Pour ce faire je ferais appelle a une mémoire visuelle plus tangible et plus émotive. Je voudrais exposer de vieux vêtements tricotés à la main par des dames de la région de Caraquet. Les toiles et les vêtements seraient reliés entre eux par un fil tel un cordon ombilical. C’est pour représenter le fil conducteur vers la source d’inspiration pour la création d’objet actuel. La mémoire visuelle source d’inspiration. Fils conducteurs est au pluriel car on peu additionner les fils de chacun de nous. C’est ce qui forme le décore de Caraquet et la mémoire visuelle collective d’ici. Je veux impliquer des dames de Caraquet pour illustrer le décore de Caraquet d’une manière tangible et concrète. Je choisirai des vêtements qui ont des couleurs similaires aux toiles pour soutenir ma proposition que les premières impressions des couleurs ont un impact à long terme sur la préférence. Ma démarche consiste à utiliser principalement des toiles de grand format ce qui permettent et encouragent la liberté des mouvements. Mes toiles auront cette fois palettes riches de couleurs vives et contrastantes. Elles seront réalisées à l’aide d’un médium mixte (acrylique, encre de chine, vernis, etc.) »

Élisabeth Marier : FRAGMITE

24 mai au 2 juillet 2012

FRAGMITE : c’est un mot issu de l’imaginaire poétique de l’artiste qui propose ce titre pour allier des fragments de mémoire visuelle avec des fragments de verre dévitrifié, choisis pour leur potentiel évocateur.

 

Les oeuvres évoquent soit la débâcle observée jour après jour en mars 2012, sur la baie de Caraquet, soit le frisson de l’eau dans les hautes herbes témoignant de la vulnérabilité des terres humides qui traversent la ville, ou encore la mémoire fusionnelle de la mer et son chapelet de maisonnettes perchées sur le cap, à la recherche du meilleur angle de vue. Née au Québec, Élisabeth Marier réside à Caraquet depuis 5 ans. Ses oeuvres se retrouvent en collections privées, au Canada, en Europe et aux États-Unis. Parmi les collections publiques, on retient entre autres celles du Musée des Beaux-Arts du Québec, (2011) et du Musée des arts décoratifs de Lauzanne, en Suisse (1988).

http://www.elisabethmarier.com/

Groupe Existe : Pop surréaliste Acadie?

6 juillet au 30 août 2012

Des artistes du Groupe Existe illustreront à leur manière ce qu’il perçoivent du Pop surréaliste, de là l’interrogation. Ils accompagneront leur confrère et artiste Joël Boudreau, récipiendaire d’une bourse de création du Conseil des arts du Nouveau-Brunswick, qui a élaboré pour l’occasion une oeuvre imposante inspirée des Portes de l’enfer d’Auguste Rodin. Ses portes de l’enfer puissent à la culture populaire en incorporant des figurines jouets et des poupées pour illustrer son propos. Les artistes participants sont: Pauline Dugas, Paul Ouellette, Michelle Smith, Gaëtan Mallet, Michel Robichaud, Nicole Haché, Denis Lanteigne, Karine Wade.

Pierre (Pete) Goguen: Acadie Time 

5 octobre au 10 novembre 2012

Pierre Goguen est originaire de Moncton, où il y a vécu les années 70 en tant qu’étudiant en art et par la suite en tant qu’artiste professionnel. Particulièrement actif dans le domaine de l’estampe, il a réalisé cette série qui porte sur l’atmosphère de l’Acadie des années 70. Par la suite, au cours des années 80-90, il vécu à Montréal en travaillant dans des centre correctionnels comme enseignant en art Pierre nous a quitté en 1998, emporté par la maladie. En 2007 l’artiste et commissaire Mario Doucette, également de Moncton, a recherché et compilé la série qui fut présentée à la Galerie-sans-nom en 2008.

 

Voici un extrait tiré du catalogue qu’il a rédigé et publié pour l’occasion: « La série d’estampes, Acadie Time, peut facilement donner l’impression que Pierre (Pete) Goguen était un artiste engagé. Les sérigraphies, imprimées en 1975 selon la la maquette de page couverture de la revue Time, semblent refléter un engagement au service d’une cause , celle du nationalisme acadien. Une oeuvre de cette série intègre en relief la province du Nouveau-Brunswick et le drapeau acadien. Une autre affiche la lutte épique de Jackie Vautour contre le gouvernement fédéra et d’autre représentent des portraits de quelques jeunes artistes acadien. Les images nous révèlent les années 70 , une période significative pour les francophones du Nouveau-Brunswick. C’est à cette époque qu’on cherche activement à moderniser l’identité acadienne malgré son passé angoissant.»

Denis Lanteigne : Symétrie

1 décembre 2012 au 20 janvier 2013.

L’artiste originaire de Caraquet présente une série de photomontages basés sur la symétrie par effet de miroir. Une série de tableaux imprimés sont en monte ainsi qu’une diffusion en boucle sur écran de quelques 1400 tableaux réalisés au cours des 15 derniers mois.

 

Pour sa première exposition photographique, l’artiste multidisciplinaire présente des oeuvres où les photos maîtresses, reproduites en quadrillé, perdent leur sens premier pour se métarmophoser dans une nouvelle représentation. Le visiteur interpellé, croyant percevoir sur le coup des formes ou des lieux familier, doit ensuite composer avec l’image et lui trouver un sens nouveau. L’atmosphère qui s’y dégage donne à penser un monde imaginaire, surréel ou fantastique. Les photomontages sont élaboré à partir de clichés du monde végétal, minéral et du milieu portuaire.